Le magazine d'actualités culturelles en Languedoc-Roussillon

Alice Russell

Des merveilles au pays de la Soul
Petite blonde avec de grands yeux bleus et une énergie incroyablement communicative, cette nouvelle diva soul & gospel façon UK nous vient de Brighton et elle envoie !

Tu as commencé à chanter dans une chorale d’église quand tu étais enfant… Qu’est-ce que cela t’a apporté ?
Alice Russell : Ce fut tout simplement une super école de chant ! C’était magique de pouvoir répéter avec tous ces chanteurs confirmés… Effectivement j’ai commencé trés jeune, et en famille, car mon père était l’organiste du choeur et j’y chantais avec ma mère et mes 2 soeurs !

Quelles ont été tes autres influences ?
AR : J’ai beaucoup écouté la radio et les gros tubes que je reprenais étant petite, comme « Sex machine » de James Brown. sinon beaucoup de soul, de blues, de gospel, de funk et de hip hop…

Tu as donc commencé à chanter dans des églises… Quelle est la part de spiritualité que tu places dans ta musique ?
AR : Même si je ne suis pas croyante au sens stricte du terme, je pense que la spiritualité est une valeur universelle que tout le monde posséde d’une manière ou d’une autre et c’est bénéfique. Elle permet aux gens de croire en quelque chose et de relativiser sur les déboires du quotidien… La musique peut t »apporter ça aussi, et vice versa !

Peux-tu nous parler du lien entre l’Angleterre et la musique afro-américaine ?
AR : Mon seul vrai lien avec la culture afro-américaine, c’est la radio que j’écoutais et les disques que j’achetais quand j’étais jeune… La musique est un peu comme la cuisine, il y a différentes cultures et différentes façons de cuisiner et de savourer… Mais quel que soit le style de musique ou de cuisine, ce qui importe c’est ton feeling, et que tu viennes de tel ou tel endroit ne change rien ! Quand tu es dans la musique, tu rencontre des musiciens qui viennent de partout, Russie, Japon, Serbie… et il y a des gens qui font de la soul et du gospel partout !

Ton album Pot of gold sonne vraiment brut et vieille école, comme s’il s’agissait d’un enregistrement live, mais tu participes aussi à beaucoup de projets différents, qui sont parfois bien plus digitaux : pourquoi avoir choisi un tel son pour ce disque ?
AR : A la base on voulait un album acoustique, tout simplement, enregistré avec les musiciens du groupe un peu comme en live, effectivement… On est donc resté en famille, comme à la maison ; ça fait longtemps qu’on tourne ensemble et on voulait un rendu le plus naturel et le plus proche possible de nos prestations scéniques. On a seulement fait trois prises différentes pour chaque morceau, le tout en deux jours, toujours avec l’objectif de ne pas trop travestir la vibration originale des morceaux.

Recueilli par Simon-Jacques Trigano & JY Basty.

 

Alice Russell, Pot of gold, 2008, Differ-Ant

Merci à la Salle Victoire 2

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>