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CLÉMENT OUBRERIE

Oubrerie, touche-à-tout passionné

Propos recueillis par J-L. T

Clément Oubrerie serait-il un artiste presque parfait ? Il écrit et dessine des BD, illustre, produit des films d’animation et signe l’affiche de Quai des Bulles 2018. Il sort avec de mystérieux scénaristes Cyberfatale et commence avec Julie Birmant Les Aventures de Renée Stone chez Dargaud. Pleins feux sur un Oubrerie discret, passionné et sincère.

Crédit photo : JL T

Si vous aviez à vous demander qui suis-je ?

Je répondrai que ça dépend des jours. Ces derniers temps je suis vraiment dans la BD. C’est ce qui m’amuse et m’occupe totalement. Je suis auteur et dessinateur de BD.

Votre affiche pour Quai des Bulles 2018 est une envolée lyrique avec une femme corsaire sur un fond de voile de bateau.

Je conçois une affiche comme une tache sur un fond contrasté, très simple, qui peut se voir de loin. Je ne suis pas partisan des affiches de BD avec plein de personnages. L’affiche doit être complète, ouvrir un univers. Je voulais donner envie d’aller au festival.

Il y a pas mal d’humour dans vos deux derniers albums, que ce soit dans Cyberfatale ou Meurtre en Abyssinie qui rappelle Meurtre sur le Nil d’Agatha Christie.

Ce sont deux projets très différents. Meurtre en Abyssinie est plus polar et aventures que Cyberfatale qui est un peu plus dans l’humour, comme du Pétillon.

Ce qui se passe dans Cyberfatale peut arriver ?

Les situations décrites sont réelles. Le traitement graphique est léger. Un peu burlesque. Avec Meurtre en Abyssinie, on est plus près de Pratt, Indiana Jones. Dans les deux albums on est toutefois dans de la fiction pure.

Dans Cyberfatale, la montée en puissance du scénario s’appuie au départ sur une photo du président en slip léopard qui n’a pu être bloquée à temps sur le net ?

Dans une cyberattaque il y a toujours plusieurs étapes. Ça commence par une sorte de gag qui annonce la vraie attaque. Un journaliste en reportage à la demande de la Présidence sur le sujet va se retrouver en pleine pagaille.

Pour Meurtre en Abyssinie on est dans un autre registre, du grand spectacle, le couronnement de Haïlé Sélassié en 1930, une trame romanesque à la Agatha Christie, Ustinov comme modèle.

C’était trop tentant Ustinov. Quand Julie se lance dans un projet ce n’est jamais sans raison. Quand on travaillait sur Isadora on est allé au British Museum et on est tombé sur les plaquettes syriennes de la chasse au lion. De fil en aiguille elle s’est intéressé aux plaquettes mésopotamiennes. Où les a-t-on trouvées, de quand elles datent ?

Vous êtes sur combien d’albums pour ces nouvelles séries ?

Dans les deux cas sur une série au long cours. Ce sont des albums qui se suivent mais il y aura des épisodes qui se terminent. J’ai donc trois séries en même temps avec le Voltaire amoureux dont le prochain tome sortira en début d’année prochaine et je signe scénario plus dessin.

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