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La littérature allemande à l’honneur

LA LITTERATURE ALLEMANDE FAIT SA COMEDIE DU LIVRE!
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Du 27 au 29 mai, aura lieu la Comédie du Livre. A cette occasion, rencontre avec Mickael Delafosse, adjoint à la culture de la ville de Montpellier et Régis Penalva, chargé de mission livre et diffusion des savoirs et programmateur de l’Agora des savoirs.

Pourquoi avoir mis cette année la littérature allemande à l’honneur?

M. Delafosse: C’était l’occasion de célébrer les 50 ans du jumelage entre Montpellier et Heidelberg. Mais surtout nous voulions rendre hommage à la diversité de la création de la langue Allemande.

R. Penalva: En France, la traduction de la littérature allemande occupe la 3ème place après l’anglaise et l’italienne. A titre d’exemple, Des milliards de tapis de cheveux (Die Haarteppichknüpfer), roman de science-fiction d’Andreas Eschbach paru en 1995 a rencontré un vif succès.

Quels sont les acteurs de la CdL?

R P: La manifestation travaille en partenariat avec les librairies indépendantes, représentées par l’association Cœur de Livres, ainsi qu’avec l’ensemble des collectivités sans oublier l’inspection  d’Académie, le Rectorat et les Universités.

Quelles sont les motivations à l’origine de la CdL?

R P: La Comédie du livre a une fonction sociale et politique. Politique car elle promeut l’exercice des librairies indépendantes et encourage ces «commerces des pensées». Sociale parce qu’elle est le médiateur entre auteurs et public éclectique.

M D: Mon souhait est de présenter des évènements de qualité tout en les rendant accessibles à tous.

Vous parlez d’accessibilité, célébrer chaque année la littérature d’un pays, ne risque t-il pas de rendre impopulaire l’évènement dans le sens où il ne s’adresse qu’à un public connaisseur, élitiste?

M D: Je rappelle que la CdL propose gratuitement des ateliers, conférences, débats. N’importe qui peut y accéder sans complexe. Mon souhait est d’arriver à décomplexer ceux qui pensent que la culture a un rapport avec les diplômes. Ce que je veux engendrer c’est la curiosité intellectuelle.

R P: C’est avant tout une manifestation populaire mais exigeante. L’exigence est l’idée même de la littérature en ce qu’elle est source d’émancipation.

Y a-t-il des nouveautés cette année?

R P: Plus de 80 évènements répartis en conférences, ateliers d’initiation à la langue allemande. Mais aussi des ateliers sur la gravure afin de sensibiliser le public au métier du papier, un espace lecture sur les pelouses de l’Esplanade et les écrivains iront aussi à la rencontre d’élèves du primaire et secondaire.

Votre avis sur l’apparition du livre numérique?

M D: On ne peut lutter contre cette avancée. Le point positif c’est que l’accès à la littérature sera plus facile, moins coûteux mais certes moins charmant.

R P: Certes les métiers de l’imprimerie en souffriront mais je pense que certaines œuvres n’ont rien à faire sur un support numérique. C’est pour moi ce qui fera la différence entre la grande littérature et les romans de gare.

 

Propos recueillis par Audrey Prieur

 

Comédie du Livre, du 27 au 29 Mai,  Place de la comédie à Montpellier.

Par idem-mag.over-blog.com Publié dans : interviews l.

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