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NO ONE IS INNOCENT

Propos recueillis par  Audrey APW

NO ONE IS INNOCENT, LA BÊTE S’APPELLE « FRANKENSTEIN »

 

 

No One Is Innocent, c’est d’abord vingt ans de carrière, sans prétention, et l’envie rageuse de faire de la musique au départ, comme celle de Black Sabbath. D’ailleurs, sur leur prochain opus « Frankenstein » qui sortira le 30 mars, Shanka se fait plaiz avec une belle petite reprise de « Paranoid ». Voilà, pour ce qui est du  côté punk des No One. Car au-delà de la musique rageuse, il y a des textes, des vrais, qui claquent. Aujourd’hui, No One font partie des piliers du rock français, qui ont su s’inscrire dans la durée, en empruntant les chemins de traverse d’un rock indé, clairement assumé. Leur nouvel opus, Frankenstein, sonne toujours aussi vrai, et pour cause, il compile onze titres analytiques et directs. Nous avons discuté de tout ça avec Kémar, en pleine préparation de la prochaine tournée !

Vingt ans de carrière, toujours aussi soudés. Vous avez un secret ?

Le secret ? Alors d’abord, je dirais que No One est un groupe qui n’a pas de problème d’égos mal placés. Ensuite, que c’est un groupe qui sait qui il est, et quelle musique il fait. J’ajouterais à cela, une belle complicité entre les techniciens et le groupe, contents de se retrouver en studio et de partir en tournée.

L’écueil à éviter ?

Honnêtement, la fatigue. Il faut savoir protéger le groupe, d’une éventuelle fatigue qui peut surgir à n’importe quel moment et créer des énervements et certaines tensions…

Alors, ce nouvel album, qu’a t-il de plus ?

Parmi nos albums, c’est celui qui se rapproche le plus de ce que nous sommes sur scène : il est animal, hyper palpable, hyper organique et instinctif. Je te dis ça parce qu’on nous a souvent reproché, pour les précédents, quelques différences, entre la version studio et live. Ensuite, à la différence de Propaganda, plus instinctif et émotif, sur celui-là, nous avons eu envie de nous poser et de réfléchir…

A la prod, c’est toujours Fred Duquesnes, c’est une histoire qui dure depuis longtemps.

Frédéric, c’est avant tout un ami qui fait partie de notre bande de potes, hyper talentueux et avec qui il est très agréable de travailler. Il cherche toujours le meilleur pour toi. C’est vraiment un vrai bonheur de travailler avec lui car il est exigeant et méticuleux. Mais surtout, morceau après morceau, il cherche encore la façon dont il faut  traiter ton album, car même s’il a des convictions, il est dans le doute  aussi parfois, doute qui par moment peut être le meilleur ami du musicien…

Certains textes ont été coécrits avec Manu de Arriba. Ce travail de co-écriture tu peux nous en parler?

Manu est aussi un ami. Nous travaillons ensemble depuis Revolution.com. A cette période, j’ai eu envie de collaborer dans l’écriture et j’ai tenu à ce que ce soit avec un ami, je voulais qu’il y ait une sorte d’effet ping-pong entre nous. Manu a vu très rapidement qu’il y avait de l’exigence dans les textes  de No One  et que ce n’était pas parce qu’on faisait du rock énervé, qu’on devait raconter n’importe quoi.

Festival 7ème Vague

Alors justement, les textes sont très actuels, tout y passe, y compris et subtilement sans le nommer, Donald Trump dans « What the Fuck » ou même la notion de travail et de « Burn Out », à travers « Desperado ».

« What The Fuck » est très représentative, au final, de l’attitude parfois un peu punk, qu’il peut y avoir chez No One. C’est-à-dire que même si on ne l’est pas totalement à travers notre musique, on aime écrire quand même des morceaux punk parce que cela fait  partie de notre Adn. Le punk est ce qui va nous rassembler dans le groupe, car on aime ce qui est inattendu, imprévisible. On aime ça sur scène! Nous avons donc décidé d’en parler, sans le nommer, on a surtout travaillé sur les faits d’armes de Trump, c’est l’anti-Obama par excellence. A lui seul Trump rassemble tout ce que l’on peut détester aux Etats-Unis. Concernant, Desperado, je dirais que c’est surtout la musique qui nous a inspirés ce thème, sur le burn-out au travail. C’est un morceau assez épileptique, qui te prend à la gorge.

 

Le rock « indé » signifie-t-il encore quelque chose aujourd’hui…

Tu sais, aujourd’hui, la musique est très cyclique, un jour c’est le rap, demain le reggae…Alors, effectivement, la période en ce moment n’est peut-être pas très propice au rock, mais l’important c’est qu’il existe vraiment. Y a plein de groupes qui tournent et pourtant ils ne sont pas vraiment aidés par les médias pour les mettre en lumière…

Vous vous avez 20 ans de carrière, mais pour les groupes qui débutent c’est quand même difficile.

Oui, je te l’accorde, nous ne recherchons plus la reconnaissance, mais pour les jeunes groupes c’est vrai que c’est compliqué;  Ils ont vraiment intérêt à avoir de bonnes chansons….

La reprise,Paranoid de Black Sabbath, chantée par Shanka, vous vous êtes fait plaisir !

Ouaiiis !! Ça fait partie de notre Adn. Sans eux, nous n’aurions pas eu envie de jouer cette musique ! Ce groupe est un pilier,pour nous. Ces gars là ont inspiré des tonnes de groupes !

Vous préparez la tournée !

Oui ! On va continuer à surprendre et à provoquer des choses, à être interactifs avec les gens ! On sort d’une semaine de résidence, on est gonflés à bloc et très impatients de monter sur scène !

Sortie nouvel album : Frankenstein, le 30 mars (Verycords)

 

 

 

 

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