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RICA

Rica
Le trait tranquille

En 2009, Rica et son compère Antoine Ozanam sortaient E dans l’Eau. Un choc graphique et scénaristique pour un album génial. Depuis, Rica balade son trait entre des recueils, des histoires courtes et des affiches.

 

Quel est le parcours qui t’a amené à la BD ?

En 3e ou 4e, on te demande de choisir ton orientation. Je ne savais pas quoi faire mais je savais que je ne voulais pas aller à l’usine. Un pote dans ma classe dessinait et voulait faire de la BD, donc j’ai fait pareil. Après mes études et le BAC, je suis allé à Angoulême faire une école. Je suis ensuite parti pour Bordeaux. J’ai eu la chance de rencontrer Cromwell assez vite qui m’a pas mal aidé.


Tu fais de la BD et des sérigraphies, des affiches de concert… dans quel domaine t’éclates-tu le plus ?

J’aime bien les deux mais ce sont deux satisfactions différentes. L’affiche de rock, le sujet est déjà assez rigolo et c’est de la musique que j’écoute. Ce qui est pas mal c’est le côté direct. Par exemple avec l’affiche des Foo Fighters pour Rock en Seine. J’ai eu l’idée, j’ai dessiné. Le lendemain j’ai fait les couleurs et c’était bon. Pour la sérigraphie
ça me prend un jour ou deux, j’envoie au sérigraphe, dix jours après j’ai les affiches chez moi. Le lendemain, au concert, les gens voient le résultat. La BD, la satisfaction c’est de pouvoir s’étendre sur le sujet, de développer la narration. Le gros désavantage, c’est le temps que ça prend entre le moment où on a l’idée et quand cela sort, si l’on a la chance que cela sorte. C’est assez usant et frustrant.

Quels sont tes projets en cours ?

Il y a Minus, un album en solo à paraître en janvier 2012. L’idée m’est venue après avoir participé au recueil Premières fois sorti chez Delcourt et scénarisé par Sibylline Desmazières. Il racontait dix premières fois sexuelles de filles illustrées par dix dessinateurs. J’avais la première fois qui s’appelait Nulle, entièrement du point de vue d’une realdoll, une poupée en silicone. J’étais frustré car je sentais que j’avais des choses à raconter du point de vue de ce mec. Je voulais le faire parler lui. Le projet a pas mal évolué, le côté realdoll est passé en fond au profit du personnage masculin. Ce sera un 62 pages chez Drugstore/Glénat. Et un deuxième album avec Antoine Ozanam, le titre n’est pas définitif. C’est quelque chose de noir qui se passe en France dans une zone portuaire. Avec plein de personnages comme dans E dans l’Eau. Ce sera plus cru et plus réaliste. C’est un 64 pages chez Casterman avec une sortie prévue en 2012.

 

Propos recueillis par Cédric Nithard
http://charkyyy.free.fr/
 

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